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PARTIR I.-PKEIODE II.
CHAPITRE XI.
' Considérations générales sur les guerres entre François Iet Charles-Quint.
Après quatorze années de guerres qui avaiententraîné une perte immense d’hommes et de ca-pitaux , la France et 1’Espagne, toutes deux af-faiblies et appauvries, se trouvèrent à peu prèsdans les mêmes rapports de puissance réelle oùelles étaient avant de commencer leur longueet sanglante lutte; avec la différence, qu’à cetteépoque leurs moyens d’action pouvaient se ba-lancer, et qu’à la paix de Crespy, leurs pertesayant été à peu près égales, elles avaient égale-ment besoin de repos. Cependant l’avantage étaitplutôt du côté de l’Espagne, et pour la forceréelle et pour la force d’opinion. A la fin d’uneguerre qui aurait été entreprise pour empêcherun état, formidable par ses ressources et parl’abus qu’il en fait ou qu’il menace d’en faire,d’écraser de son poids l’indépendance des étatsvoisins, ce résultat serait satisfaisant, et répon-drait du moins au but de la guerre : l’affaiblisse-ment proportionnel des puissances belligérantes