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Tome quatrième.
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CHAPITRE XVI.

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attacher en partageant leurs travaux et leur culte;et, comme la plupart des gens de lettres ne con-naissent pas de plus grand mérite que le leur,ni de plus grand intérêt que l’objet de leursveilles, les savants accueillis et consultés par lareine, ne virent en elle que son savoir, et lalouèrent de bonne foi.

Mallieureusejnent pour elle et pour la Suède,l’époque où elle protégea les sciences et attirales gens de lettres dans le royaume, n’était pasencore l’époque brillante de la littérature. Laphilosophie ,la poésie, l’éloquence, n’avaient pasencore atteint en France la perfection qu’elles yacquirent vingt ans plus tard, et c’était à laFrance principalement que Christine empruntaitles hommes distingués qu’elle essayait de trans-planter en Suède. C’était l’âge de l’éruditionplutôt que celui des lumières et du bon goût;les langues mortes, les antiquités, l’intelligencedes auteurs grecs et latins étaient les objetsfavoris de l’esprit humain. On rassemblait péni-blement des matériaux; mais le temple du goûtne s’élevait pas encore, et les gens de lettrestravaillaient, avec plus de désintéressement quede gloire, à préparer les triomphes de leurs suc-cesseurs. A la vérité, Malherbe avait déjà donnédans la poésie un modèle de force et d’élé-4 3

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