Band 
Tome quatrième.
Seite
41
JPEG-Download
 

CHAPITitE XVI.

4>

leurs, la Suède ne pouvait et ne devait pasespérer de conserver sur l’échelle des puis-sances une place,qci n’était assortie ni à sesmoyens ni à ses ressources, et qu’elle ne devaitqu’au génie de Gustave Adolphe et à une espècede coup de force. Elle n’était pas faite par sapopulation, par ses richesses, par sa situationmême, pour être une puissance du premier or-dre. Il fallait que, par un heureux mélange deforce et d’habileté, elle se replaçât elle-mêmeau rang qui lui convenait, ou que, par de nou-velles guerres et des conquêtes, elle se ménageâtdes ressources, et qu’elle acquit encore davan-tage pour conserver ce quelle avait acquis.Christine avait adopté et suivi, par caractèreplus que par principes, le premier de ces sys-tèmes; son abdication portant au trône CharlesGustave, fit triompher l’autre.

Ce prince était fils de Jean Casimir, duc deDeux-Ponts, et de la princesse Catherine, sœurde Gustave Adolphe. Suivant les lois de laSuède, sa naissance ne lui donnait point dedroit à la couronne ; mais les Etats de Suède,sur la recommandation de Christine , l’avaientnommé son successeur. Parvenu au trône, il dé- i6'4<j.veloppa bientôt cette ambition active et ardentequi faisait le fond de son caractère, et qu’il