Band 
Tome quatrième.
Seite
207
JPEG-Download
 

CHAPITRE XX H. 207

tion et leurs forces sur ces objets intéressants.

Ces circonstances et ces événements parurent,et semblèrent s’être réunis pour faire du règnede Louis XIV un règne brillant. Les guerresciviles de la Ligue, les conspirations nombreu-ses que Richelieu avait passé sa vie à provoqueret à combattre, et les troubles de la Frondeavaient donné aux âmes une forte impulsion ;le peuple avait pris l’habitude des émotionsvives et sentait le besoin d’être occupé. Cettehabitude et ce besoin devaient tourner au profitdu développement ; l’activité ne pouvant plustrouver d’aliments dans les événements politi-ques, devait se porter sur des objets plus paisi-bles. Ce n’est pas au milieu des agitations poli-tiques que les lettres et les arts prospèrent,mais l’histoire prouve que les troubles civilsont souvent donné l’éveil aux talents, et qu’ilsfécondent l’imagination et la pensée.

Le gouvernement prit en France, dès queLouis XIV gouverna par lui-même, une assietteplus fixe, une marche plus régulière, un carac-tère de vigueur et de sagesse. Ce n’était plusl’anarchie féodale, où la force ne servait qu’àvioler impunément le droit, et où il n’y avaitde sûreté que pour ceux qui attaquaient celledes autres. Ce n’était plus le régime de terreur