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Tome quatrième.
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2 12 PARTI K II. - PÉRIODE III.

présence gagnés par un souris, ou intimidéspar un regard. Comme il avait un heureuxéquilibre de facultés, il mettait de la mesuredans ses démarches et de la dignité dans sesactions ; il était surtout sensible aux charmesde la régularité , de l’ordre, de l’unité dans lesouvrages de l’art; il aimait que le style eût dela noblesse, et qu’il fût toujours à l’unisson dusujet ; il haïssait l’exagération des expressions etdes idées, quoiqu’il en eût un peu dans le ca-ractère; il haïssait encore plus la trivialité, lemépris des convenances, la bassesse des senti-ments et du langage. La simplicité, l’harmonie,l’élévation des pensées et des sentiments avaientpour lui un charme particulier, et son goût aeu une telle influence sur le développement na-tional, qu’en parlant des traits caractéristiquesde l’esprit et du goût de Louis XIV, on carac-térise, sans le vouloir, le génie de la littératurefrançaise. Le plus souvent le public ratifiait sesjugements, et souvent il a jugé plus sainementque le public, et a désigné d'avance à la renom-mée les ouvrages qu’elle célébrerait un jour.S’il n’a pas rendu justice à La Fontaine, s’il acondamné la manière et le genre de Teniers,il faut l’excuser en disant qu’ils avaient, de tousles genres de mérite , celui qu’il pouvait le