Cil A PI TUE XXII.
2 Ci
mains sentir, parce cpi’il n’avait aucune espècede rapport avec le caractère de son esprit.
Non-seulement il goûta les ouvrages les plusparfaits , et il leur rendit hommage , mais il ac-cueillit leurs auteurs et leur accorda des élogesflatteurs parce qu’ils étaient sentis et motivés,et des distinctions dictées par une estime ré-fléchie , qui seides ont du prix pour les hom-mes de génie, presque toujours indifférentsaux richesses et aux honneurs. Racine et Boi-leau l’accompagnaient dans ses voyages ; souventils faisaient sa conversation , et il était digne deles posséder, puisqu’il recherchait leur com-merce. Il protégea Molière contre les attaquesde l’hypocrisie, irritée de se voir mise en scène.Bossuet, Montausier, Beauvillier, Fénélon furentchargés par lui de l’éducation de ses enfants,et en les confiant au génie et à la vertu, ilprouva qu’il admirait l’un, et qu’il ne craignaitpas l’autre. On connaît les choses vraies et in-génieuses qu’il dit à Massillon , lorsque ce cé-lèbre orateur eut prêché le carême à Versailles.Ces compliments ingénieux, ces hommages flat-teurs, ces attentions délicates pour les gens delettres, formèrent bientôt l’esprit général ; lescourtisans et les seigneurs, toujours imitateursdu prince, se firent gloire de cultiver la littéra-