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Tome quatrième.
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CHAPITRE XXII.

cieux, dont d’habiles architectes ont tiré dansla suite le plus grand parti ; l’établissement desacadémies fît de la noble profession d’hommede lettres un état honoré. On n’eut pas besoinde joindre d’autres titres à celui-là pour être reçupartout; on ne jugea pas un homme inutile ouridicule, parce qu’il était penseur ou poète deprofession, qu’il aimait mieux la vérité que l’or,et qu’il travaillait pour les besoins de l’esprit,comme d’autres travaillent pour ceux du corps.

Les grands événements politiques du règnede Louis XIV, les progrès et les succès de sapuissance, l’admiration ou la crainte que laFrance inspirait à toute l’Europe , fournirentnon-seulement aux poètes et aux orateurs dessujets dignes d’eux, mais ils créèrent dans toutela nation une fierté nationale, un besoin demouvement, un enthousiasme de gloire, quiimposaient au génie des artistes et des poètes degrandes obligations, et leur promettaient destriomphes. Chacun voulait contribuer à l’éclatde la France; il y eut une concurrence d’efforts,une rivalité généreuse de talents, une abon-dance de productions parfaites, au-dessus detout ce que le monde avait jamais vu dans cegenre. Les étrangers accouraient de toutes partsà Paris, pour être témoins des miracles que le