2l4 PARTIR II. - PÉKIODK III.
ture, ou du moins lui rendirent hommage parun culte hypocrite, et vécurent avec les beauxesprits du siècle dans les relations les plus in-times. De la cour, ce ton, ce goût, ces habitu-des se répandirent dans les autres parties de laFrance; la science et l’art devinrent les objetsd’un véritable culte, et leurs représentants ouleurs favoris furent recherchés et respectés danstous les cercles et dans toutes les sociétés.
En perfectionnant l’Académie Française, encréant celle des Sciences et celle des Inscrip-tions, Louis XIV offrit aux gens de lettres desencouragements et des récompenses ; il réunitleurs talents et leurs forces divisées ; il leurprocura le précieux avantage de vivre avec leurspairs, et d’être jugés par eux; il leur assuraune existence douce et tranquille, un loisir la-borieux et honorable. La langue fut protégéeet défendue par un tribunal respectable, contreles invasions de ces écrivains qui croient avoirdes idées neuves lorsqu’ils créent des mots nou-veaux, et dont les hardiesses ne sont souventrien moins qu’heureuses. La science s’enrichitpar des observations assidues, des expériencesnombreuses et de savants calculs. Le champde l’antiquité fut défriché, et de vastes dépôtsrecueillirent et conservèrent des matériaux pré-