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Tome quatrième.
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CHAPITRE XXII. 227

fois au goût du petit peuple, et surtout aux be-soins de la troupe qu’il devait faire vivre; maisil expia ces torts, qu’on lui pardonne facile-ment, par les compositions sublimes du Tartuffeet du Misanthrope. Les Espagnols n’avaient euque des pièces d’intrigue, il créa les pièces decaractère; en peignant l’homme individuel, ileut le grand art de peindre la nature humaineen général ; en nous conservant le portrait fidèledes mœurs, du langage, des habitudes de sonsiècle, il fait celui de l’avare et de l’hypocritede tous les temps et de tous les lieux. Sa philo-sophie profonde «et morale, il ne la dut pas au-tant à Gassendi, dont il avait été le disciple,qu’à l’étude qu’il fit des hommes dans toutes lesrelations sociales , et au coup d’œil observateurqu’il jetait à la cour et à la ville, dans l’intérieurdes maisons et dans le secret des cœurs. Du-fresni et Dancourt, Regnard, et Destouches,ses successeurs et ses rivaux, n’ont que de lagaieté sans philosophie, ou de la philosophiesans gaieté, du talent et même un talent dis-tingué , mais pas de génie.

La Grèce avait donné à la France des modè-les de tragédie et de comédie. L’Italie avait crééun genre de spectacle, où tous les arts réunis-saient leurs moyens et leurs richesses, qui s’é-

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