Band 
Tome quatrième.
Seite
240
JPEG-Download
 

mort en

1728.

mort en

i 7 35.

mort en

1725.

a40 PARTIE II. — PÉRIODE III.

sont à grande distance de lui. Tantôt ce sontdes panégyristes fastidieux, tels que Limiers etd’autres; ils dénaturent les faits,et ne paraissentpas même soupçonner que l’histoire doive avoirun autre but que de caresser des hommes puis-sants. Tantôt ils sont entachés des préjugés deleur profession ou de leur ordre; ils oublient,qu’ils sont hommes et qu’ils sont français, et serappellent uniquement qu’ils sont jésuites. C’estde cette manière que le P. Daniel a traité l’his-toire de France. Saint Réal, dans sa Conjurationde Venise, a quelquefois la vigueur et la conci-sion de Salluste, mais souvent son imaginationtient le pinceau, et il ne peut obtenir de lui-même de suivre l’ornière des faits. Vertot a étéheureux dans le choix de ses sujets; il 11’a pasété dépourvu de cet esprit philosophique quisaisit les causes éloignées de chaque événement,et ses rapports avec tous les autres ; mais ilmanque de rapidité dans quelques-uns de sesouvrages, de simplicité dans d’autres, et danstous d’une vérité exacte et sévère. Le père d’Or-léans fait des tableaux agréablement colorés,mais dont la composition est maigre et dont lesfigures sont dessinées sans exactitude. Son styleest brillant, ou plutôt brillanté ; mais aucun deses ouvrages n’annonce un esprit supérieur, un