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Tome quatrième.
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J CHAPITRE XXXI. 201

prit pénétrant et Ja riche imagination de l’ar-chevêque de Cambrai. Il n’a point fait de décou-vertes dans cette science, qui devrait servir defondement à toutes les autres, et qui, malgréles efforts réunis de tant de siècles, n’est encorequ’une collection de problèmes, il ne s’est pasouvert de nouvelles routes dans l’analyse desprincipes et des idées premières ; mais il a ex-posé la doctrine de Descartes d’une manièrelumineuse, solide, agréable, en homme qui est■ maître de son sujet, et qui arrange, dispose,s énonce ses idées avec une liberté entière. Fé-nelon partage avec Malebranche l’honneur d’êtreun modèle de style philosophique. Ses Dialoguessur l’éloquence, sa Lettre à l’Académie française| sur la poésie, ses Réflexions sur l’éducation desc filles, annoncent un écrivain nourri de la lec-i tnre des anciens, et portent tous l’empreinteî d’un esprit juste et sage, d’un goût sain et purï et d’une rare simplicité. Ses écrits sur la reli-! gion et sur ce mysticisme qui ne pouvait naîtrei que dans un cœur tendre et dans une ame su-1 blime, méritent encore d’être lus pour les char-| mes d’une diction toujours élégante et noble.| Il règne dans tous ces ouvrages une chaleur| douce et pénétrante, une molle onction, une! piété sincère, qui, lors même qu’il s’égare, font