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n’a d’autre mérite que celui de la facilité, qua-lité d’un prix très-équivoque quand elle ne setrouve pas unie à d’autres.
Rien n’annonce et ne prouve mieux l’opulencenationale d’un état, et ne donne une plus hauteidée de sa puissance, que les créations des arts.Aucun siècle, si ce n’est celui desMédicis, n’offredans ce genre un plus grand nombre d’ouvragesjustement admirés que le siècle de Louis XIV.Tous les arts du dessin, excités par de richesrécompenses, encouragés par des distinctionsflatteuses, inspirés par l’espérance d’obtenir l’ad-miration et par l’enthousiasme du beau, riva-lisèrent d’efforts et de succès. Il suffit de nom-mer les artistes qui illustrèrent la France; leursnoms sont en possession de réveiller dans tousles esprits des idées de génie et de gloire. C’estau Winkelmann qui écrira l’histoire de l’art dansles temps modernes, à caractériser leurs talents, àassigner leur place, et à établir entre eux et lesmaîtres de l’art dans l’antiquité, d’utiles parallè-les. L’architecture simple et majestueuse dans sesplans, hardie dans ses moyens d’exécution, richeet magnifique dans le choix de ses matériaux, don-nait à tous les monuments publics le sceau de lamon en grandeur et de la puissance nationales. Claude1688. p errau ] t reproduisait dans la colonnade duLou-