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Tome quatrième.
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CHAPITRE XXII. a 1 67spectateur, de l’attendrir et de l’émouvoir, enle jetant dans une rêverie douce et profonde;comme à Virgile, il lui suffit de quelques traitspour nous révéler ou nous faire soupçonner dumoins un monde infini de sentiments et d’idées,sous les formes finies et les êtres individuels qu’ilfait passer sous nos veux. Mignard excellait dansle portrait, et savant dans la perspective, il sait, i 6 9^-dans un espace étroit, ouvrir à l’œil un horizonimmense; en contemplant le dôme du Val-de-Grace, il semble que l’imagination plonge dansles cieux.

Pendant que la toile s’animait sous le pinceaudes grands maîtres, le ciseau faisait respirer lemarbre. Il paraît que dans l’art divin de la sculp-ture les anciens seront à jamais inimitables ,puisque les plus beaux génies de l’Italie, dansle temps de sa sève et de sa vigueur, n’ont paspu les égaler ; cependant les Italiens eux-mêmesconviennent que les Français peuvent disputerla palme dans la sculpture à tous les artistesde cette époque. Le Puget, le Moine, Girar-don, Bouchardon, Coysevox, Coustou, viventet vivront toujours dans des ouvrages supé-rieurs; même dans le temps où la France, en-richie par ses conquêtes, possédait ces monu-ments de l’art, la gloire de la Grèce et l’orgueil

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