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Tome quatrième.
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2.58 PARTI F 11. - PÉRIODE J 1 I.

de l’Italie, les productions du génie des artistesfrançais n’étaient pas entièrement éclipsées parce redoutable voisinage ; elles paraissaient moinsparfaites, mais elles conservaient de la beauté.

On ne saurait dire la même chose de la mu-sique qui faisait les délices de la cour délicate

TÔ e ” et difficile de Louis XIV. Lulli a été, en France,

1687. 7

le créateur de ce bel art, alors aussi peu connuqu’il est aujourd'hui devenu commun. Lescompositions harmonieuses et brillantes de cetartiste charmaient l’oreille, ébranlaient toutesles fibres du cœur, excitaient des transportsd’admiration, et elles sont oubliées. De nosjours , elles ne produiraient d’autre effet quel’ennui, et déplairaient même généralement,tandis que nous admirons encore et qu’on ad-mirera dans tous les temps le tombeau de Ri-chelieu et la façade du Louvre, Phèdre etBritannicus, le Misantrope et le Tartuffe, leDiscours sur l’histoire universelle et l’Oraisonfunèbre du grand Condé : preuve certaine quela musique de Lulli était bien éloignée d’épuisertoutes les richesses de l’art, ou plutôt que legoût dans ce genre est et sera toujours variable,parce que le beau musical a quelque chose deplus vague et de plus indéterminé que le beaudans les autres arts, et que la puissance et le