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tous les genres de beautés; mais la chose estimpossible, et celui qui le tenterait affaibliraittout dans l’espérance de tout concilier, et neproduirait que des ouvrages sans caractère. Onne peut nier, du moins, que la littérature fran-çaise ne soit dans un sens éminent une littéra-ture nationale. On retrouve dans tous les grandsécrivains français les traits distinctifs de l’espritet du génie de la nation, épurés, élaborés, idéa-lisés, mais qui ressemblent toujours de loin àl’ébauche imparfaite et grossière qu’en offre la| masse du peuple. Rien ne prouve mieux com-i bien les auteurs français ont consulté, dans leurs
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poèmes et dans leurs ouvrages d’éloquence, lesgoûts, les besoins intellectuels et les habitudesmorales de leurs compatriotes, que l’enthou-; siasme qu’ils leur ont inspiré et qu’ils leur inspi-| rent encore. Tandis que chez d’autres nations lesf réputations littéraires, en apparence les mieux\ établies, n’ont qu’une durée éphémère, et qu’on* les voit changer de goût comme on change de| mode, passer de l’admiration à l’indifférence, et[ briser eux-mêmes les statues xle leurs grands| hommes, les Français, qu’on accuse d’incon- '^ stance et de légèreté, sont du moins constants[ et réfléchis dans les hommages qu’ils rendent à[ Bossuet et à Fénélon, à Racine et à Molière; on