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Tome quatrième.
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268 PARTIE II. - PÉRIODE III.

les regarde toujours encore comme des modèlesde génie, de goût et de raison; c’est qu’ils avaientsaisi le vrai beau, et que, le modifiant, peut-êtreà leur insu, ils avaient rencontré en même tempsle beau national ; et la nation, dont le caractèreprimitif n’a point changé, se retrouve avecplaisir dans les écrivains qui ont travaillé pourelle.

Ces écrivains que nous avons essayé de mon-trer sous leurs véritables traits, et dont nousavons expliqué les succès brillants, étaient dignesd’en jouir, à peu d’exceptions près. Leurs moeurset leur caractère moral étaient à l’unisson deleur génie. Vivant beaucoup entre eux et peudans le monde, chérissant par dessus tout leurindépendance, dédaignant d’asservir leur espritaux petites conventions de la société, préférantl’étude à la dissipation, la simplicité qui entre-tient la gaieté au luxe qui l’étouffe, ils conser-vaient ou contractaient facilement ces habitudeslibres et mâles qui honorent les lettres et ceuxqui les cultivent. En lisant les détails de leurvie et ces anecdotes précieuses qui nous lesmontrent tout entiers, on admire en eux cettefierté qui ne demande rien et qui se contente demériter les faveurs de la fortune, cette bonhomievraiment touchante quand elle se trouve jointe