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Tome quatrième.
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CHAPITRE XXIII. 277

d’autres garants de leur existence que la Hol-lande et l’Angleterre. La première de ces deuxpuissances sent la nécessité d’une coalition, enforme le plan, et s’unit éventuellement avec laSuède ; mais le roi d’Angleterre entre faiblementdans ces idées ; ses engagements secrets avec laFrance ne lui permettent pas de sortir de soninaction; et il cherche des prétextes pour y rester.

Les mesures agressives de Louis XIV con-tinuaient et devenaient de jour en jour plusalarmantes pour ses voisins. En conséquenced’une décision de la chambre de réunion , lestroupes françaises occupèrent le duché deLuxembourg, et cernèrent même la ville. Lesreprésentations de la Hollande et de l’Angleterrefurent infructueuses, et l’on s’attendait à lareddition prochaine de cette forteresse, lorsque,sur la nouvelle des préparatifs redoutables queles Turcs faisaient contre la Hongrie, le roi deFrance affectant une fausse générosité, donnal’ordre à son armée de se retirer des murs deLuxembourg. Il voulait persuader à l’Europequ’il craignait de distraire l’empereur de la guerrecontre les infidèles, et cependant leurs armementsimmenses étaient en partie l’effet de ses négo-ciations secrètes et des intrigues du ministre deFrance à Constantinople. Louis ajournait ses