CHAPITRE XXIII.
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pas être servile ; et appuyé du clergé de France,il avait défendu et proclamé avec force l’indé-pendance du trône et les libertés de l’église gal-licane. Lorsqu’Innocent XI voulut abolir à Romele droit d’asile, toutes les autres puissances yconsentirent, la France seule s’y opposa. Ce-pendant, le projet du pape était avoué par laraison, et pouvait même paraître à ses yeux undevoir sacré. Le droit d’asile, dont les ministresétrangers jouissaient à Rome pour leurs hôtels,et qu’ils étendaient à tout leur quartier, com-promettait la tranquillité générale, favorisait lecrime, et rendait toute police impossible. Surles représentations d’innocent XI, les états ca-tholiques renoncèrent à un droit qui était un vé-ritable attentat contre l’ordre public; Louis XIVseul fut inflexible : il invoqua la dignité de sacouronne, comme si elle avait consisté à cou-vrir des indignités de sa protection ; le papepersista, et profita, pour publier l’abolition decet usage, de la mort de d’Estrées, ministre deFrance. Louis nomma le marquis de Lavardinà cette ambassade, et l’envoya, à la tète de septcents hommes, faire la loi au pape dans sa pro-pre capitale, et se maintenir à main armée dansla possession de ce droit abusif.
Au milieu de ces violations du droit des gens
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