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Tome quatrième.
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q88 PARTIE II. - PÉRIODE IV.

et des premières règles de la justice universelle,tandis que Louis XIV annonçait par toutes sesdémarches, qu’il ne respectait rien et ne crai-gnait personne, et qu’il mettait les autres étatsdans la nécessité de tout supporter de sa part,ou de tout hasarder pour défendre leur indé-pendance, il attaquait lui-.même sa puissancedans son principe , et l’affaiblissait par une suitedé mesures aussi contraires à ses intérêts cpi’àses devoirs. En révoquant l’édit de Nantes, donnéeri faveur des réformés, il envoyait dans lescours de ses ennemis des hommes portés ànourrir la haine générale contre la France parleurs plaintes, et à servir cette haine par leurstalents.

L’édit de Nantes, donné par Henri IV âuparti qui l’avait placé sur le trône, lui avait étédicté par la nécessité des circonstances. Il fallaitapaiser, rassurer et récompenser les réformés,en leur offrant des consolations pour le passéet des garanties pour l’avenir. On leur accordades avantages et des privilèges, qui étaient plu-tôt une arme offensive qu’un bouclier; incom-patibles avec l’unité de l’état, dans la main dechefs habiles et ambitieux ils pouvaient devenirdangereux, et le devinrent. Richelieu, en ôtantaux réformés les villes de sôreté, et en leur en-