3l4 PARTIR II. - PÉRIODE IV.
tinuels que formaient les catholiques, ou queleurs ennemis leur prêtaient gratuitement, ré-pandant partout des inquiétudes, des soupçonset des murmures, l’opinion publique modifiacelle du parlement, et lui donna l’esprit et lecourage de la résistance. L’événement qui ma-nifesta cet esprit dans toute sa force, fut lafameuse conjuration des catholiques, qui ren-fermait le projet d’assassiner le roi et son frère,celui d’incendier Londres et de massacrer lesprotestants. Ces trames, réelles ou prétendues,furent découvertes et dénoncées par Oates, hom-me perdu de principes et de mœurs. Les plusviolents soupçons pèsent sur Shaftesbury, quivraisemblablement a imaginé cette conspirationet en a arrangé tous les détails, ou qui du moinsa fait d’une idée vague un plan déterminé, etd’un projet insignifiant dans l’origine, un com-plot aussi vaste que criminel. Shaftesbury étaitun prodige d’esprit et d’immoralité. Dans letemps où il avait été ministre du roi, il s’étaitmontré souple, adroit, complaisant; il donnaità son maître de mauvais conseils, travaillaitcontre les intérêts du peuple, et paraissait n’a-voir d’autre but que de se maintenir à tout prix.Cependant Charles l’avait sacrifié à la haine duduc d’Yorck, et Shaftesbury s’était jeté dans le