4lO PARTIE II. - PÉRIODE IV.
ramener sur la ligne où l’avaient placée le traitéde Westphalie et celui des Pyrénées. Aucuned’elles ne devait avoir le droit de faire une paixséparée. L’objet de la guerre était déterminéet conforme aux principes d’une sage politique.Une simple approximation du but aurait déjàété un grand bien. Le nombre des coalisés s’ac-crut; oubliant leurs anciennes inimitiés ou lesajournant pour faire face à un danger plus im-minent, les états de l’Europe parurent tousn’avoir qu’un seul et même intérêt. Non-seule-ment l’Espagne et la Savoie entrèrent dans lagrande alliance; Chrétien Y, roi de Danemarck,qui avait été l’allié de la France, fut gagné parl’Angleterre à la cause commune. La Suède restaneutre; Charles XI ne crut pas que les ancien-nes et intimes relations de son royaume avec laFrance dussent céder à des considérations géné-rales d’une importance majeure. Cependant soninaction seule était déjà un avantage réel pourles alliés ; le beau rôle de médiateur lui étaitréservé.
Quelque imposante que fût la coalition par lenombre des puissances qui y accédèrent, sa vé-ritable force était dans la Hollande et dans l’An-gleterre. Ces deux états, par leur situation, parleur richesse, par les hommes et les vaisseaux