CHAPlTKli XXV. 4o<)
Sous prétexte de prévenir la ligue d’Augs-bourg, les Français entrèrent en Allemagne, ets’emparèrent de Kaiserslautern , d’Heidelberg ,de Mayence; Philipsbourg se rendit au dauphinqui commandait l’armée dont Bouliers dirigeaitles opérations. Soit ivresse de ses premiers suc-cès , soit orgueil, soit désir de se rendre maîtrede la marche et des développements de laguerre, en prenant les devants sur toutes lespuissances, Louis XIV lança des manifestes con-tre la Hollande , l’Espagne, le pape, l’Angleterre.Les déclarations de guerre se succédaient avecla plus grande rapidité; on aurait dit que laFrance voulait contraindre l’Europe à s’armercontre elle, et amener à tout prix une guerregénérale. Cette fougue de l’orgueil servit admi-rablement le roi d’Angleterre; toutes les puis-sances , rendant hommage à son génie qui avaitprévu et annoncé les projets de la France, re-connurent que la cause de Guillaume était laleur, s’unirent étroitement à lui, et formèrententre elles l’alliance connue sous le nom degrande allianee.
Les puissances cpii formèrent à Vienne lagrande alliance, ou qui y entrèrent successive-ment, s’engageaient à combattre la France detoutes leurs forces, sur terre et sur mer, à la