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dictèrent ses démarches. Les bienfaits dont ilcombla l’infortuné Jacques et sa famille, lesprocédés qu’il eut envers eux, lui furent inspi-rés par une ame naturellement élevée et magna-nime, et ne portent pas l’empreinte du calcul.Le château de St. - Germain, où le roi d’Angle-terre s’établit, fut embelli, avec une prévoyanceingénieuse, par tous les raffinements du luxe.La cour de Jacques était plus brillante qu’àSt.-James, et le disputait presqu’à celle de Ver-sailles, pour la magnificence et l’éclat. Louis XIVvoulut qu’on rendît à Jacques tous les honneursqu’on lui rendait à lui-même.
Non-seulement il l’avait bien accueilli; il seproposait de le venger et de le rétablir sur letrône. Au défaut de la générosité, la politiqueseule suffisait pour lui faire adopter ce plan.Guillaume était l’ennemi le plus redoutable dela France. Créateur de la grande alliance, il enétait le principe vital ; sans lui, elle aurait bien-tôt été désorganisée, et ses éléments déjoints,obéissant à leur inertie, seraient retombés dansl’inaction. C’était donc en Angleterre que laFrance devait combattre la ligue, et le vraimoyen d’empêcher le nouveau roi de souleveret de diriger les puissances continentales, étaitde l’attaquer chez lui et de menacer sa couronne,