Band 
Tome quatrième.
Seite
413
JPEG-Download
 

CHAPITRE XXV.

4i3

5 en appuyant le parti de Jacques, et en faisantune grande diversion en sa faveur. Guillaumej avait armé le continent pour assurer la tran-quillité de l’Angleterre; il fallait porter la guerre| dans ses états pour dissiper les dangers que| présentait le continent, et pour l’obliger à désar-t mer. Si la France portait toutes ses forces surI l’Angleterre, elle pouvait réussir à enlever le* sceptre à Guillaume, et à le rendre au premierpossesseur; alors l’Angleterre redevenait l’alliée,ou plutôt l’humble esclave de la France, et lereste de l’Europe se soumettait. Tels étaient leplan et les espérances de Seignelay, ministre dela marine et fds de Colbert, qu’il promettaitd’égaler un jour. Il voulait que cette guerrefût principalement une guerre maritime, et quel’Angleterre devînt le point central de toutesles opérations. Ce système ne convenait pas àLouvois, qui, ministre de la guerre, voulaitjouer le premier rôle, et insistait pour que lesplus grands efforts se fissent sur le continent.C’était attaquer les membres du corps, au lieud’attaquer la tête. Cependant, l’ascendant deLouvois empêcha le plan de Seignelay de triom-pher; on adopta un plan mitoyen; la Francepartagea ses forces; la guerre se prolongea; lei roi Guillaume triompha des demi-mesures que