CHAPITRE XXV.
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ni sur des diversions puissantes de la part desalliés, et les dispositions du roi de France luifaisaient espérer d’obtenir des conditions depaix avantageuses. Il ne se trompait pas ; LouisXIV voulait en effet entamer des négociationsavec lui ; il se flattait que cette paix particulièreamènerait la paix générale, qu’il avait des rai-sons secrètes de désirer. S’il parvenait à détacherune des puissances de la coalition, il était vrai-semblable que cet exemple serait suivi par d’au-tres; Victor - Amédée présumait avec raison,qu’il ferait un traité avantageux, si venant à larencontre des désirs et des vues de la France,il s’empressait de conclure avant tous les autres.Quand on est intéressé des deux côtés à termi-ner la guerre, les négociations ne sont ni lon-gues ni difficiles. Le comte de Tessé fit au ductle Savoie des propositions qui surpassaient sesvœux; le traité fut signé à Turin. Louis XIV 1696..rendit au duc Nice , Suze , Ville - Franche ,Montmélian, toutes ses conquêtes; il lui remitmême Pignerol, que la France avait acquis parla paix de Quiérasque, à condition qu’il en fe-rait démolir les fortifications. Le mariage duduc (le Bourgogne avec Marie-Adélaïde, fille deVictor-Amédée , fut arrêté, et ouvrit au duc denouvelles perspectives de grandeur. II s’eriga-