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Tome quatrième.
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/|66 PARTIE H. - PÉRIODE IV.

que son rival de gloire. Méconnu par Louis XIV,qui lui refusa du service, et qui plaisanta surson départ de France, il lui fit payer cher unmoment de prévention ou d’humeur. Eugèneavait passé au service de FÀutriche, et, mal-gré son mérite, s’était élevé rapidement à cettecour ombrageuse. Léopold obéissait à l’ascendantde son génie, et l’Àutriche ne se fût pas déclaréesi facilement pour des mesures vigoureuses, siEugène n’avait été l’ame de ses conseils, et sises rares talents n’avaient inspiré à son maîtrela confiance de la victoire.

Marlhorough et Eugène devinrent les vérita-bles chefs de la coalition qui menaçait d’ébranlerl’antique trône de Louis, et de renverser le trônemal affermi de Philippe V. Maîtres chacun detoutes les forces de l’état et de l’esprit de leurprince qui leur abandonnait ses intérêts, guer-riers et hommes d’état, absolus dans l’admi-nistration et dans les camps, ils firent la guerreen souverains qui ne sont responsables qu’àeux-mêmes, et peuvent disposer de toutes leursressources, et non en sujets liés par des ordres,ou enchaînés par la crainte. Cette circonstancen’explique pas seule leurs succès, mais , sanselle, leur génie seul ne les eût pas amenés.

La ligue, dont ils dirigeaient les mouvements,