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Tome quatrième.
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CHAPITRE XXVI. 47*

Madame de Maintenon gouvernait la France,sans montrer la main qui dirigeait les affaires,et cachait son autorité sous une simplicité ap-parente. L’habitude avait augmenté son ascen-dant sur l’esprit du roi; son crédit s’élevait àmesure que Louis XIV baissait, et que les an-nées affaiblissaient, sa tête et ses organes. Il sem-blait avoir perdu ce tact heureux qui, dans lesjours brillants de son règne, lui faisait devinerles talents, ce courage d’esprit qui le portait àconsulter ses propres lumières, et la fermeténécessaire pour les suivre. La femme qui le maî-trisait craignait les talents supérieurs ; elle nepouvait supporter dans ses entours la supériorité'du génie ; elle pardonnait tout aux hommes or-dinaires, qui étaient à l’unisson de sa dévotionminutieuse ; elle ne pardonnait rien au mérite,s’il se présentait avec confiance et avec dignité.Tous les choix qu’on fit pendant la guerre desuccession furent l’ouvrage de madame de Main-tenon. Ce ne fut que dans des moments criti-ques qu’on eut recours aux hommes seuls dignesd’être employés. Tallard et Yilleroi à la tête desarmées, Pontchartrain, Chamillard à la tête desaffaires de l’administration et du cabinet, étaientà peine au niveau des événements les plus or-dinaires, et tout-à-fait au-dessous des circon-