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Tome quatrième.
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47a PARTIE IJ. - PÉRIODE IV.

stances. Cependant la France était encore redou-table. Ses frontières étaient défendues par desavants ouvrages, et formaient une chaîne noninterrompue de forteresses. Ses troupes avaientl’habitude de la guerre, et l’opinion généraleétait en leur faveur; on les croyait supérieuresà toutes les autres; cette opinion leur frayaitla route des succès. Les finances de l’état étaientdélabrées, mais ses ressources étaient encoreimmenses; de grands dangers pouvaient réveil-ler l’enthousiasme de la nation, et la disposer àde grands sacrifices. L’Espagne était capable dela seconder. Elle semblait renaître, et sortir desa longue et profonde léthargie ; l’avénementd’une nouvelle dynastie au trône avait réveilléchez ce peuple généreux son énergie première.La nation voulait assurer à tout prix l’intégritéde la monarchie; elle aimait son jeune roi quimontrait de l’esprit et de la valeur; elle adoraitla jeune reine, l’aimable Gabrielle de Savoie,qui dirigeait les affaires avec adresse, et captivaitles cœurs par les grâces de la figure et par cel-les de la bonté. A tous ces motifs de soutenirla guerre avec vigueur, les Espagnols joignaientencore la haine contre les états protestants quis’armaient en faveur de l’archiduc Charles, etils ne voulaient pas d’un roi offert par des hé-rétiques.