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ronne sur la tête du nouvel électeur d’Hanovre,Georges T, qui descendait d’Elisabeth, fille deJacques I, épouse de Frédéric V, électeur Pa-latin. Par la loi de succession, l’électeur devaitmonter, après la mort d’Anne, sur le trôned’Angleterre ; mais la reine et les ministres, sûrsde l’assentiment général de la nation, persévé-rèrent dans leurs principes, et triomphèrent decette résistance. L’Angleterre négociait sans sesalliés; mais bien loin de les sacrifier à ses con-venances , elle veillait scrupuleusement à leursintérêts. Les négociations furent conduites avecune franchise et une bonne foi aussi rares quesalutaires. D’un côté, on savait ce qu’on devaitdemander, de l’autre, ce qu’on pouvait et de-vait céder, pour cpie la paix fût solide et du-rable. Les négociateurs ne se tendirent point depièges, et montrèrent un mélange admirable defermeté et de sagesse. Tant que Marlborotighcommandait encore l’armée et qu’il conservaitdu pouvoir, la paix devait rencontrer de grandsobstacles ; cependant, on répugnait à frapperun coup décisif, parce qu’on en craignait lessuites. A la fin, il fallut en venir à cette grandemesure, et l’éloignement de Marlborough del’armée fut résolu; on le destitua de toutes ses,2. places; le public applaudit; on avait oublié ses
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