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Tome quatrième.
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CHAPITRE XXVI.

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moins ils importaient le plus à l’équilibre del’Europe , et en les stipulant, l’Angleterre stipu-lait non-seulement pour sa propre sûreté, maisencore pour l’indépendance générale de tous lesétats. La même famille devait occuper les deuxtrônes, et il était possible que l’union des sou-verains amenât les mêmes effets que l’unionréelle des deux états ; mais ce danger n’étaitpas vraisemblable. L’identité du sang ne produitpas l’identité des intérêts; dans leurs relationspolitiques, les princes ne doivent pas consulterleurs relations de famille, et au défaut des vraisprincipes, les passions les en empêchent.

D’autres articles du traité de la France avecl’Angleterre ne regardaient que les intérêts decette dernière puissance. Elle ne s’oublia pas.Depuis long-temps, Dunkerque, par sa situation,la nature de son port et de ses ouvrages, don-nait de l’ombrage à la Grande-Bretagne, et pa-raissait menacer sa sûreté et son commerce dansla mer du nord. Louis XIY promit de raser lesfortifications et de combler le port de cette place;condition humiliante, puisqu’elle empêchait laFrance de profiter de ses avantages naturels. Cefut surtout en Amérique que l’Angleterre acquitdes possessions importantes pour la défense deses colonies, la prospérité de ses pêcheries et