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perdu l’empire de la mer, succomba sous les efforts deLysandre, au bout de cinq ans de blocus. Plus tard,Athènes, esclave et encore fortifiée, tomba sous les coupsde Calenus, lieutenant de César. Déjà Svlla l’avait enle-vée, et elle avait été prise aussi par Bémétrius Polior-cète (I) le Macédonien , après la mort d’Alexandre.
Une loi de Lycurgue défendait aux Lacédémoniensde faire des sièges : nous venons de voir comment ilsl’observèrent dans la guerre du Péloponèse; et déjà mêmeils l’avaient enfreinte en s’emparant de la capitale desMessénieus, après trois aus d’efforts •. quoiqu’il en soit,au sort d’un peuple essentiellement fortificateur, l’onpeut comparer celui d’un peuple d’un génie contraire :Sparte dédaigna les fortifications; ses habitants, vaincusà Leuctres par les Thébains, voient l’armée ennemiecouronner les monts Taygètes, forcer le pont de l’Eu-rotas et camper au milieu de l’Hippodrome. Cependantles héros des sept bourgades se rallient et sauvent le solsacré. Après la bataille de Mantinée, Épaminondas forçade nouveau la ville de Sparte ; mais les vieillards , lesfemmes et le peu qu’il reste de la jeunesse le contrai-gnent encore à l’évacuer avec perte; le roi Archidamussut électriser les courages. Plus tard, quand les vertusdes Lacédémoniens commencèrent à faiblir, Sparte for-tifiée fut prise d’assaut par Antigone et Philopœmen àla tète des Achéens, victorieux au mont Olympe ; enfin,malgré le génie guerrier de Nabis, son tyran , malgréla valeur héréditaire de ses habitants et la bonté de sesmurailles, Sparte tomba sous la puissance des Romains,qui la rasèrent sans qu’elle ait été jamais relevée.
Chez les Romains, l’on voit également les deux opinionsopposées se choquer ; l’œtus, lieutenant de Néron dans la
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