des places fortes, lin 1676, par exemple, poussant jus-<1 u’aux rives de l’ïnn, il n’eut que la seule place deLauwingben, en tète de pont sur le Danube. 11 la créaeu huit jours avec 3,000 travailleurs; ainsi, selon lesremarques de Napoléon, agissaient Alexandre, Annibal,César et Gustave-Adolphe.
Montécuculli, ce savant rival de Turenne, est parti-san des places fortes ; mais combien son avis a de sa-gesse et combien il doit être médité, malgré quelquescontradictions. « Elles sont, dit-il, les boulevards des« frontières, elles procurent à l’État le moyen de res-« pirer ; si vos troupes sont de recrues, campez-vous« avantageusement, fortifiez-vous dans les passages,« garnissez les places, rompez les ponts, abandonnez
« les lieux sans défense. Si l’ennemi est trop fort,
« abandonnez la campagne, retirez-vous dans les pla-
ces ». Il n’est pas inutile de remarquer ici que cen’est pas là le conseil de Turenne ni de Napoléon. Ce-pendant suivons l’opinion du général allemand. » Pour« l’offensive, il faut être maître de la campagne, s’af-
« fermir en quelque lieu comme centre.Dans la dé-
« fensive, avoir une ou deux places fortes, les appuyer
« par un camp volant. Si l’on n’a pas d’armée, ou
« qu’elle soit faible, sauver ce que l’on peut dans les
<• places, et ruiner le reste.Cétait, autrefois, un
» problème politique de savoir si les places sont avan-« tageusesou non. La condamnation qu’en font les An-« glais prouve leur utilité au soutien des couronnes ;« si les forteresses ont été préjudiciables, c’est aux gou-« vernemeuts qu’il faut s’en prendre, et non pas à elles...« Si quelque prince barbare, se liant à ses nombreu-» ses années, s’imagine n’avoir pas besoin de places
« fortes , il se trompe. Il faut que les forteresses
« soient bonnes et en petit nombre, sur les frontières