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Essais sur de nouvelles considérations militaires / par L.- H.-C. Vauvilliers
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« cidé lannée d'auparavant. Dans les pays il y a beau-« coup de places fortes, des armées qui couvrent deux« milles de terrain, feront la guerre trente années, et« gagneront, si elles sont heureuses, après vingt batailles,« dix milles de pays.

« Dans les pays ouverts, le sort duu combat ou de« deux campagnes décide de la fortune du vainqueur et« lui soumet des royaumes entiers; Alexandre, César,» Gengis-Kan, Charles XII durent leur gloire à ce quils« trouvèrent peu de places fortifiées dans les pays quils« conquirent; le vainqueur de lInde ne fit que deux» sièges, et en ses glorieuses campagnes larbitre de la« Pologne nen fit jamais davantage. Eugène, Yillars,

» Marlborough, Luxembourg étaient de grands capi-« faines ; mais les forteresses émoussèrent, en quelque* sorte, le brillant de leurs succès. Les Français connais-« sent bien lutilité des forteresses : car depuis le Brabant« jusquau Dauphiné, cest une double chaîne de places« fortes ; la frontière de la France, du côté de lÀllema-« gne, est comme une gueule de lion qui présente deux« rangées de dents menaçantes et a Pair de vouloir vous« engloutir ; cela suffit pour faire voir le grand usage des« villes fortifiées. »

Cependant nous croyons devoir faire observer ici quilsemble que César trouva dans les Gaules une grandequantité de places fortes , chaque peuple de la Confédé-ration ayant son oppida fortifié. César assiégea beaucoupde places en Espagne et en Afrique ; les campagnes quilfit dans ces contrées furent pourtant très-rapides, etnous ajouterons que si Frédéric avait vécu après la ba-taille dIéna, il aurait pu changer dopinion ; car la Prussefut vaincue à cette époque au milieu de ses nombreusesplaces fortes ; en dix-sept jours, Berlin était conquis, et