indulgence pour notre témérité d’oser faire pressentirque Napoléon ait pu se trouver quelquefois en opposi-tion avec lui-mème; mais y a-t-il donc une culpabilitéquelconque à prendre divers passages d’un auteur et àles poser en regard ? S’il s’y trouve des contradictions,le] simple analyste n’y est pour rien, c’est Napoléon seulqui parle, et toute notre fonction, à nous, s’est réduiteà détacher les pages opposées pour les faire relier en-semble, sans les gâter par nos propres réflexions; ar-rière la pensée de mêler un plomb terne à l’or et auxdiamants, et la pensée de donner le coup de pied inju-rieux au lion abattu ! !
Extrait d’un ordre donné par Napoléon , du 3 sep-tembre 1806.
1° « On a demandé, dans le dernier siècle, si les forti-•< fications étaient utiles, des souverains les ont jugées« inutiles et ont démantelé leurs places : quanta moi,
« je retournerai la question; je demanderai s’il estpos-« sible de combiner la guerre sans des places fortes, et« je déclare que non ! Sans des places de dépôt l’on ne« peut établir de bons plans de campagne, et, sans des•• places que j’appelle de campagne, c’est-à-dire à l’abri« des hussards et des partis, on ne peut pas faire de« guerre offensive; aussi, plusieurs généraux qui, dans« leur sagesse, ne voulaient pas de places fortes, finis-« saient-ils par conclure que l’on ne pouvait pas faire« la guerre d’invasion ; mais, combien faut-il de places« fortes? il en est comme des troupes. Prétendez-vous» défendre vos frontières par un cordon, vous êtes faibles«■ partout, car on est obligé (le se disséminer, etc. »
C’est à l’occasion de la place de Zara que Napoléon .lit écrire cet ordre du jour ; il n’est pas nécessaire de