§ II'. — BATAILLES GAGNÉES.
ANNÉES.
NOMS DES BATAILLES.
NATURE DES FORTIFICATIONS A L’APPUI.
de places fortes : toute sa gauche auxmontagnes protégées par Peschiéra,Brescia Bergamé, Arona, Luco, laIloca d’Anfo ; sa droite au Pô, proté-gée par Mantoue, Crémone, Plaisance,Alexandrie, Turin, ayant au centrede son parallélogramme, Milan, Pit—zygthone, Pavie. Ainsi son armée étaitenchâssée dans un dispositif doctri-naire. C’est dans cette situation qu’ilgagne la bataille de Mincio, moitiésur la rive droite, moitié sur la rivegauche; mais il faut convenir queBellegarde, Nugent, Murat, Benti-neck ^ chefs des alliés, agissaient isolé-ment et même dans des principes op-posés.
1815
Bataille de Waterloo.
Les Anglais avaient, en appui deleur droite, Pivot fortifié, le château,la ferme, le parc et le bois de Gou-mont, retranchés. Jamais le princeJérôme ne put les en débusquer. Laferme de Haie-Sainte avait aussi étécrénelée; elle fut enlevée, ils la re-prirent ; ce fut là même que commen-ça la déroute et que le premier cri desauve qui peut se lit entendre. Ce futladernièrepanique, comme l’alfairedeMarquain en 171)2 fut la première.
Total.
24 Batailles gagnées.
Ainsi sur 144 grandes batailles livrées en vingt-quatreans avec l’appui des places fortes ou retranchementsquelconques, on en a perdu 120 et gagné seulement 24.C’est le rapport de cinq contre une , c’est 5:1, c’est 5sur 6 ; d’où l’on voit que les fortifications sont encoreplus défavorables aux grandes armées qu’aux petites ,puisque les rapports des revers aux succès dans lesgrandes batailles sont : : 5 : 1, tandis que pour toutes lesarmées prises en totalité, nous trouvons 4 : 1.
Il paraîtrait donc que les généraux qui curent de