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Essais sur de nouvelles considérations militaires / par L.- H.-C. Vauvilliers
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grandes agglomérations dhommes à conduire, ont senti,par une sorte dintuition, quil y avait pour eux peu demotifs à sétablir derrière des fortifications ; tandis queceux qui navaient que de petites armées à manier ont pu,par une influence contraire, être portés à espérer moinsde chances désavantageuses avec lappui des moyens delart de lingénieur, ainsi que Benvick lavait dit ; puis-que dans ce cas il ne reste plus de notre tableau n° 1, endéfalquant les batailles, que les chiffres 875 et 241 re-présentant les combats moins considérables : or ils sontdans le rapport 3,63 : î, d lon peut se rendre raisondu fréquent emploi des retranchements par les arméesdes 15°, 16 e et 17° siècles moins nombreuses que les mo-dernes. Cela expliquerait la conduite des anciens et sur-tout les camps romains des petites armées consulaires.

Et ceci paraîtra dautant plus probable si lon énumèrelimmense quantité de succès obtenus, même de notretemps , dans la petite guerre de postes en Espagne contreles guérillas, et en Allemagne contre les cosaques, lescroates, les pandours, ou contre Abd-el-Kader et les par-tisans, en Afrique, presque toujours repoussés des can-tonnements retranchés. Ce nombre considérable de succèsde détails a pu, du reste, induire en erreur sur lemploides moyens analogues dans les grandes affaires ; on a pucroire à une sorte danalogie entre elles.

Deux causes principales peuvent expliquer ces résul-tats ; les manœuvres des armées anciennes étaient pourainsi dire milles : chacune de leurs batailles était unesorte de duel unique et sur place, composé dune foulede duels particuliers ; alors les retranchements devaientavoir une grande influence, cétait le même effet que celuide la cuirasse et du bouclier. Moins vous avez de manœu-vres nécessaires, et plus les retranchements et les armu-res sont utiles, et plus il est naturel dy recourir ; mais