Buch 
Essais sur de nouvelles considérations militaires / par L.- H.-C. Vauvilliers
Entstehung
Seite
90
JPEG-Download
 

90

inspiratrices de Darçon. Tl les vante avec emphase; est-ce il lit sa decouverte des places militarisées? cescampagnes, lon développa, dit Napoléon, lart defaire battre 150,000 hommes dune même nation brave,par une armée de contingents formée de Hessois, Prus-siens, Hanovriens, Brunswickois et Anglais , forte de 60à 70mille hommes seulement, furent lécole il puisala théorie qui nous jeta comme dans un vaste fdet. Cefut celte école qui présida aux désastres de la France en1792 et 1793, et si Dumouriez, Pichegru, Moreau, Hoche,Custine, Jourdan, si Houchard lui-même, secouèrentquelquefois les entraves des prescriptions doctrinaires,des membres du comité de salut public, et obtinrent dessuccès, ils allèrent expier, dans les cachots, laudace dubon sens naturel, et le bruit de léchafaud répondit à latrompette qui proclama leurs triomphes, et pourtant ccsdoctrinaires organisaient , disait-on alors, la victoire ,a tel point que Jourdan, le vainqueur de Watiguies, deFleurus et dAldenhowen, fut forcé de demander saretraite par dégoût de ce système de guerre.

Cest une chose qui mérite cependant dêtre remar-quée , que le système anglais quand il agit sur le conti-nent. A Poitiers, à Crécy, à Àzincourt et à Waterloomême de douloureuse mémoire , cette nation a toujourseu le talent de faire timbrer de son nom des victoires rem-portées par les troupes continentales; Gascons, Nor-mands, Belges, Hollandais, Hanovriens, Prussiens, Au-trichiens, tout lui est bon contre cette France qui sembleinscrite à la Tour de Londres par quelque sibylle, commele chemin par passeront ses vainqueurs. Les Anglais,disons-nous, ont bien rarement livré des batailles sanssêtre couverts de retranchements ; bravant ainsi le fatalrapport 5 : 1, ils le liront à Canope, Albouhéra, Chiclana,Trun, liidard, Lécubiéry ; ils le firent à Fucntc-Donoro et