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3° Les Tyroliens ne manquaient ni de bravoure, ni de-forces, ni d’amour de la patrie, et pourtant quel tristerôle jouèrent-ils en 1805 et 1809 , quand on voulut le&employer à la défense des nombreux châteaux dont l’Au-triche a fermé les gorges du pays : Scharnitz, Luctasch,Inspruch, etc. ; et quelle vigueur ne déployèrent-ils pasquand on les abandonna à leurs montagnes et à leursdéfdés naturels !
4° Les insurgés italiens n’ont pas été plus heureux :que l’on se rappelle les désastres de Pavie, Vérone,Bergame, Salo , Fontanabona ; ceux de Sienne, d’Arezzo,de Senio, de Faënza, de Lugo et d’Ancône ; que l’onfasse un retour sur les déroutes des Napolitains insurgésdéfendant les retranchements de Bosio-Popolo , Castel-forté, Izernia, San-Sévéro, Andria, Trani, Carbonara,Lglié, San-Germano, Isola, Itri, etc.; et ceux de Ma-cérata, Fano, Fermo, Ascoli, Salmona, Chietti, etc.,contre les faibles troupes des généraux Duhesinë êt Mon-nier, etc.
5° Les insurgés des Abruzzcs et de la Pouille n’ont pasoublié leurs entreprises désastreuses pour résister à J)i-gnaro, à Campo-Tenesse, Sora, Cozença, Cassano, Can-tanzzara et dans tous les châteaux qu’ils voulurent con-server ; et de tous ces efforts, dont je pourrais citer plusde cent, un seul réussit, c’est la défense de la petite for-teresse d’Amantéa, encore était-elle soutenue par la flotteanglaise et les Siciliens : ici c’est bien autre chose que laproportion de 5 à 1 , elle devient de 50,100 à 1.
6° On parle des guérillas espagnoles ; mais nous pour-rions inscrire ici leurs nombreuses et sanglantes défaitesderrière des murailles; elles surpassent le chiffre 300.Toujours elles ont été forcées en 24 heures : places ,villes murées, couvents, châteaux, retranchements, dé-filés fortifiés; elles n’ont tenu nulle part derrière des