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Essais sur de nouvelles considérations militaires / par L.- H.-C. Vauvilliers
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villes du pays, toutes en général mieux conservées quedans beaucoup dautres contrées ; les murailles et lesmœurs sétaient maintenues ensemble. Ces refuges pou-vaient donner en apparence une sorte de sécurité à cesgardes nationales mal années, contre des paysans aussimal équipés et nayant ni ingénieurs ni canons ; maisles derniers avaient une arme de plus , le fanatisme. Ilsse jetèrent donc 10 contre un, sur les murs de Jallais,Chollet, Montaigu, Bressuire, Parthenay, Luçon, Ma-cbecoul, Beaupreau, Chàtillon, Fontenay, Mayenne ,Fougères, Angers, Thouars et sur cent autres du mêmegenre. Il ny eut quune seule résistance, celle de la pe-tite ville de Ville-Dieu, en Normandie, encore était-ellesans murailles. Ils échouèrent contre les troupes deligne à Nantes, à Granville et dans une seconde attaquedAngers. Mais quand , à leur tour, les Vendéens vou-lurent se retrancher, ils furent toujours emportés desuite ; je ne crois pas que lon puisse citer deux uneseule défense derrière des remparts qui leur ait réussi ;et si les insurgés de Lyon ont résisté quelque temps ,cest que pendant plus de la moitié du siège ils neu-rent devant eux que les levées en masse des départementsvoisins , et que plus tard Ivellermann eut à peine 10,000hommes de troupes de ligne, venus de larmée dItalie,contre une garnison de plus de 25,000 hommes déjà aguer-rie par des affaires extérieures.

2° Les Félahs insurgés dEgypte, soutenus des Marae-lucks et des Turcs, nont jamais pu résister derrière desretranchements contre les Français toujours dix fois in-férieurs, et si lon cite lattaque de Saint-Jean-dAcre,cest que lon oublie 3,000 Anglais, et dailleurs larméede Napoléon, forte de 13,000 hommes, était sans canons ,cest-à-dire à peu près dans - la situation dune arméeantique ayant affaire à une armée moderne avec canons.