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avec elles , dit-il, le tour du monde en conquérant ; ilappelle le moyen de l’artillerie des canonneries sans ré-sultats; ces terribles brèches dans les bataillons d’Eylauet de Wagram sont pour lui de futiles canonneries ; danssa pensée même à peine si le fusil a les honneurs ducombat. La doctrine répugne aux défrichements des bois,au dessèchement des marais , au percement des routes ;abattre un pan de mur pour agrandir une cité qui étouffedans son enceinte du 10° siècle est une profanation ; con-struire un pont, un canal, est anti-militaire ; mais c’estsurtout les bateaux à vapeur et les chemins de fer quin’ont pas trouvé grâce devant elle; elle ne les regardeque comme des moyens d’échapper plus vite à la préten-due sphère d’activité de ses forteresses ; la France pro-gressive n’est pour elle qu’une chimère , et sans faireaucun tort à son honneur , à ses intentions ni à ses ta-lents , le doctrinaire est un homme stationnaire , rétro-tirade même , il n’a pas marché avec son siéfile !
Un souverain qui a dominé son temps , L.ouis X1Y , abeaucoup influé sur cette prolongation dtu rôle su-ranné des forteresses et sur la conservation des principesdes anciens et leur transport dans la guerre des armes afeu. Le grand roi aimait beaucoup toute espèce de gloire,il voulait s’en procurer à tout prix. Repoussé au com-mencement de son règne par les remparts de sa proprecapitale , il attribua, tout d’abord , une grande puis-sance aux fortifications; prendre une place forte, futpour lui conquérir une couronne. Cette action se classadans son jeune esprit comme l’opération la plus impor-tante , la plus difficile et la plus glorieuse ; d’ailleurspour faire une guerre à la Turenne, il fallait un géniedifférent du sien , tout grand qu’il fût, car il n’est pasdonné à tout le monde d’être général. Ce prince, donc ,pour ne pas rester en arrière d’illustration militaire,