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* est enfermé, ou faillie, ou qu’on l'abattu , ou qu'il.< est ébranlé par quelque échec , ou parce qu'on est su-« périeur en infanterie ou en cavalerie ; mais la raison« la meilleure que l’on ait de l’investir : c’esl de l’affa-« mer. » C’est ce qui arriva aux Gaulois ou les vilessayer de résister doclrinairement dans les grandes pla-ces de Palais, Vannes, Lutèce , Leictoures, Bazas, etc.Tandis que le général romain fait des efforts impuissantscontre les Germains manœuvrant dans leurs forêts, leseul succès de César contre les Bretons ne tint qu'a cequ’une seule fois ils l’attendirent retranches. Tongres,Gand , Soissons , Namur , Bourges , Lutècc , Cahors ,attestent aussi le système de résistance des Gaulois. LeVercingétorix des Averties a quelques succès contre Cé-sar , tant qu’il reste en plaine ; mais les sénateurs n’exé-cutent pas ses ordres de brûler toutes les forteresses; ilsl’obligent à défendre les places ; il voit sous scs yeuxprendre Bourges, et, forcé lui-même de capituler dansAlise , il sert bientôt à décorer le triomphe de son vain-queur. Les peuples du Beauvoisis en agirent autrement,et si le vieil Ambiorix ne veut pas se soumettre, il segarde bien de se retirer dans des places, il tient la cam-pagne , s’enfonce dans les forêts , et s’il meurt, il meurtau moins libre. Le sort différent de ces deux héros de-vrait être une grande leçon. Witiking suivit la conduitedu général belge (1) : aussi Charlemagne fut-il, après 30ans de persévérance, obligé de traiter avec les Germainsqui étaient sans citadelles.
L’on pourça célébrer, sans doute, l’échec de César
(4) Sous Charlemagne, les Iribusslaves en lirenl autant, mais d'une manièreplus grandiose: iis formèrent un immense ring ou camp retranché avec des corpsd’arbres entassés en murailles gigantesques, couvertes par les forêts et les ma-rais de la Hongrie. Le camp fut enlevé par les deux fils de l’empereur Louis eti’epin, en 798, et les tribus détruites. C’était une espèce de Paris fürlilié, hunu.sles maisons : c’csl ainsi que font les barbares.