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fortes voisines, Tabula-Viejà et Ucubin. César s’empare(les appuis, des flancs, Tabula-Yiejà est emportée ; alorsles fils de Pompée vont se placer sur les hauteurs deMunda couronnées par celte forte place : légions contrelégions, Romains contre Romains à nombre égal, c’estencore César libre qui triomphe de Cneus Pompée re-tranché , et celui-ci perd l’Espagne avec la vie (1).
En remontant plus haut, l’on voit les Carthaginoisfaire, dans les premières guerres puniques , de vainsefforts pour défendre la Sicile ; une lois qu’ils ont perdula puissance maritime , Agrigente , Païenne , Messine ,Drépane , Erix , Lilybée rentraient dans la catégorie desplaces méditerranées , c’est-à-dire du système doctri-naire, en même temps qu’elles étaient déchues du rôle defêtes de pont.
Si nous examinons les campagnes d’Annibal, nousapercevons les places romaines céder sans efforts sousses coups, Yictumvix , Clastidium , Arezzo , Cortona,Rimini , Ardée , Arpi, Yenouse , Bénévent, Thélusina,Nucérie, Corfinium, Grumentum, la citadelle de Cannes,Brinde , Campusia , Capoue, Acerna , Lucera , Cassi-lium, Salapie , Constancia , etc. ; il n’y eut que les portsde mer en têtes de pont qui résistèrent, Naples, Nolèset Rhège , parce que les flottes romaines étaient victo-rieuses ; il en arriva ainsi de Cadix, d’Alicante et deCarthagène sous Napoléon, tant les principes , autresque ceux d’exécution , sont constants.
Annibal gagna toutes ces batailles contre les Romains,ceux-ci toujours appuyés à des fortifications; aussi pen-dant longtemps se riait-il de leur méthode : au Tézin , àla Trebbie ils étaient sous la nouvelle colonie , forteressede Plaisance ; à Trasymène les débris de l’armée furent
(i) Une des armées d’Antoine est tout entière prise dans Pérouse-