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de petits États que ces compagnies franches avaient for-més dans le nord des Gaules. Bientôt sa puissance s’é-tendit jusqu’à la Loire. Ce fut alors, vers 507 , qu'iltraita de la même manière la Bourgogne de Goudebaudet l’Aquitaine d’Alaric. Leurs forteresses aussi usurpéesne purent protéger ces souverains nouveaux pas plusqu'elles n’avaient affermi les Romains eux-mêmes. Tou-louse et Narbonne tombèrent malgré leurs puissantes mu-railles. Pour achever sa conquête, Clovis se jetta sur unepeuplade de Cimbres ou lvimeris , qui depuis deux siè-cles s’étaient cantonnés dans la Bretagne. Rennes , Nan-tes et Vannes, dont ils avaient chassé les Romains , leurfurent alors enlevées par le héros fondateur : ainsi cesplaces, qui n’avaient pu sauver les premiers conquérantsitaliens , ne purent pas davantage sauver ceux qui les enavaient dépouillés.
Par esprit de système et dans l’intérêt de son art,I)arçon a prétendu que la Pologne s’était perdue fautede forteresses , et pourtant aucun royaume de l’Europen'en possédait proportionnellement davantage (l) ; maisDarçon croyait pouvoir tronquer l’histoire. Quoi , deRiga à Smolensk et à Cracovie , la Pologne ne possédaitpas de forteresses ? quoi, de Cracovie à Dantzick il n’yavait pas de places fortes, et les frontières vers la Russie,Ja Turquie , la Hongrie , et la Bohème étaient sans dé-fense? Qu’était-ce donc que Dantzick, Thorn, Brombcrg,Mariembourg , Modeline , Marienvverder , Cracovie ,Czentochow, Crrodno , Smolensk, Varsovie, Lublin,Vilna , Zamosc, Minsck , Boritzovv, Kaluga , Olika ,Berdichcf, Ivaminski, Lumane , Barr, Nievitz , Soilum ,Graudeutz , Laudskroon , Bolbreck , Tyrnieck , Kos-ciani et ces mille châteaux de la noblesse ou ccs vastes
(i) Consiiiéraiions militaires cl puHiUiurs, page «7.