CHAPITRE III.
Des placcs-fortcs, permanentes ou de campagne, anciens murs devilles, citadelles, forts, châteaux, camps retranchés, redoutes, lignestotales ou partielles, qui ont été abordés pendant la guerre de la ré-volution, pris de vive force, par surprises, par sièges ou sans siège,ou autrement, avec les conséquences qui en découlent et diverses ré-flexions sur la guerre dite de places.
Le tableau dont nous venons d’inscrire le titre avaitété fait place par place. Nous avions doniné la date del'année où chacune a été mise en jeu, le nom du pays oùelle se trouve, le nombre de jours qu’elle a tenu, la causede sa reddition, la force des troupes attaïquautes et cellede sa garnison avec quelques autres remarques historiquesles plus saillantes, classant avec soin, impartialement,d’un côté celles qui avaient offert quelque résistance, etde l’autre celles qui ouvrirent leurs portes sans se dé-fendre, d'une manière non-seulement proportionnelleà la force de leurs ouvrages, mais même pendant untemps infiniment plus court. Ainsi, par exemple, lecalcul établit qu’une place peut résister 20 , 30 ou 40jours, véritables étapes de sapeurs, qu’un assiégeant,en remplissant toutes les formalités des sièges, mettrait àparcourir tout le chemin qui existe entre la première pa-