Quoi qu’il en soit, dans ce genre de rôle des places, nousvoyons encore 3,50 revers pour un succès, 3,50: 1 ! maisremarquons-le bien, si nous n’avions compté que lesplaces qui se sont réellement défendues, seulement letiers ou le quart du temps afférent à la force intrinsèquede leurs ouvrages, nous aurions trouvé une proportionbien plus défavorable ; elle se serait abaissée probable-ment àlO contre 1.
En rappelant les résultats des tableaux de notre secondchapitre, après avoir écarté quelques doubles, emploiqui, du reste, étant réciproques, se compensent, nousferons le tableau suivant :
TABLEAU N° 8.
SANS SUCCÈS.
AVEC SUCCÈS
Tableau N° 1. ...
. 1010
265
N» 2. . . .
. 120
24
N» 6. . . .
. 36
5
N° 7. . . .
. 1213
353
2388
647
Total , 3035 places-fortes ou lieux retranchés.
Ainsi, pendant les 24 ans des guerres de la révolution,les fortifications ont été en action directe plusde 3000 fois,et elles n’ont procuré de suceès ou plutôt de demi-succès,que 647 fois sur 3035 événements, c’est-à-dire à peinelj5 du total. Le rapport est encore plus de 4 revers con-tre 1 succès, toujours nous trouvons ce fatal rapport de4 contre 1. Est-il donc une obligation de la nature deschoses et de force majeure ? Et ce rapport offrira-t-il uneleçon toujours perdue pour la France?