Nos premiers tableaux appartiennent à cet ordre deforteresses que Darçon parait avoir eu plus particulière-ment en vue quand elles sont arrivées au dernier périodede leur service, au moment où les armées y sont refou-lées ou qu'elles les ont choisies pour y recevoir le combat :d'abord , places manœuvres conjuguées, puis devenueschamps de batailles, elles se sont changées en donjonspour une armée qui, jusque-là, les avait employées commepièces d’un jeu d’échec, et s’était contentée de courir del’une à l’autre, comme on joue aux quatre coins ; car lejeu des quatre coins est le vrai système de guerre imaginépar cet auteur militaire.
Notre tableau n° 7 offre un autre ordre de forteresses,ou un emploi différent de ces forteresses. Nous voulonsparler de la guerre des places dont on oppose les massesinertes et isolées aux entreprises de l’ennemi qui use sontemps, dit-on, et ses forces à les assiéger. Dans la pre-mière catégorie, l’armée, quoique encore morcelée, estentre ou sous les places; dans la seconde, l’armée estdans les places, contrairement aux idées de Tureunc; etenfin dans nos derniers tableaux nous indiquerons unetrois ème catégorie de places : ce sont celles qui font enquelque sorte partie des armées elles-mêmes ; elles sontdans l’armée et marchent avec elle. Ce sont les placestelles que Napoléon les concevait, ordinairement dumoins ; car l'on ne peut pas nier que dans ses dernièresannées il ne se soit laissé aller à faire un usage qui futmalheureux des deux premières espèces. Cette triple dis-tinct on est importante ; aisément on se laisse entraînerà les confondre; c’est peut-être même ce qui jette de l’ob-scurité dans les œuvres de Darçon, et elle a souventréag: sur l’emploi que l’on a fait des villes fortifiées.
Mds, dira la doctrine, ces pauvres fortifications sont-elles donc coupables de ces \ revers contre I succès