avec les troupes du camp de Maubeuge, en ralliant enmême temps les garnisons de Bouchain, Landrecics,Cambray, etc... Mois quand la partie de son armée quidevait déboucher ce Landrecics vint à l’entreprendre,elle mit un temps considérable à passer ce défilé, ellearriva trop tard sir les camps autrichiens prévenus ;d’ailleurs le Quesnoy venait de capituler, on se présentacomme on était parti des diverses places, c’est-à-diremorcelés, et l’on reçut à la fois 5 ou 6 échecs le mêmejour; chaque corps fut battu isolément.
2° Ce fut la même cause qui produisit les mêmes dé-sastres aux sept essais de passage de la Sambre ; les gar-nisons qui devaient aider l’armée, et surtout celle deMaubeuge, ne purent jamais arriver au temps marquéavec celles de Bouchain, de Philippeville, de Mariem-bourg et autres garnisons prétendues combinées ; il fallut,pour qu’il réussît, que Jourdan assemblât une armée enmasse, mais très en arrière, aux camps de Guise et deSoissons, ce qui enfin décida de la prise de Charleroi etamena la bataille de Fleuras.
3° La catastrophe de l’armée de Mayence ne fut pasautre chose qu’une difficulté de déboucher ; car encorebien que la doctrine ait pour ainsi dire puisé une partiede ses principes dans ce fait, il est sûr que cette arméene resta pas volontairement en 1793 dans la place deMayence, mais qu’elle y fut refoulée et prise ( 1 ), et l’onpeut défier de citer un exemple contraire.
4° En 1805 , Mack qui avait placé son armée faisantface à la France, entre les deux camps retranchés, d’IJlmet de Mémingen, pensait avoir pris une heureuse posi-tion ; ses ailes au Danube et au Tyrol, son front cou-vert par une rivière très-rapide et appuyé de deux
(i) îlapoléon. ordre Ju jour du 21 juin ISOG.