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Essais sur de nouvelles considérations militaires / par L.- H.-C. Vauvilliers
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places-fortcs. Napoléon surprend Donaverth, laile dedroite est tournée; tout est refoulé et pris dans ces places ;50,000 hommes passent sous le joug, dont 20,000 capi-tulent à Nordlingue, en cherchant à séchapper ; per-sonne ne put déboucher de la place ni de sa banlieue.

5° Jamais la belle division de la garde impériale,commandée par le général Roguet, ne put, en 1814,déboucher dAnvers en temps utile.

6° Jamais la division Durutte, forte de 12,000 hom-mes , formée des troupes tirées des garnisons de la Mo-selle, en 1814, ne put déboucher de Verdun pour rallierlempereur qui était au delà de la Marne, vers Vitry. Cedébouchement seul eût pu sauver Paris, pour un momentdu moins.

7° Les défaites de Junterbog et de Grosse-Beren ne mesemblent provenir que de la difficulté du débouchementdes armées dOudinot et de Ney. Ces maréchaux , lunaprès lautre, furent chargés du commencement de lexé-cution dun des plus beaux projets de Napoléon ; il sa-gissait de porter toute larmée française sur la rive droitede lElbe et de se faire une ligne nouvelle dopérationspar Hambourg, puisquil paraissait impossible dempê-cher les alliés de prendre un pied solide sur la rivegauche quils venaient de tourner par la Bohême, etdatteindre par leur passage à Dessau et Boseleau. Napo-léon alors se rendait maître de Berlin, coupait les Bussesde leur ligne de Stettein et de Custrin, entrait en com-munication avec ses garnisons, même jusquà Dantzick,attirait à lui les Danois fidèles et les 32,000 hommes deDavoust; la Hawel eût couvert son front; jamais change-ment de décoration neût été plus extraordinaire; ehbien ! la difficulté de déboucher vint jeter sa funesteinfluence ! Magdebourg, Wittemberg et Torgau man-quèrent à leurs promesses fallacieuses. La première