ET DE PRUSSE.
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miner ses forces navales, qui se trouvaient ren-fermées dans ses différens ports. Il fallait gagnerdu temps pour effectuer cette disposition , etl’ambassadeur anglais reçut l’ordre de prolon-ger la négociation. Cependant, poussé jusquedans ses derniers retranchemens par le cabinetfrançais, celui de Londres se vit contraint de seprononcer définitivement. Ce fut alors que le lordWbitworth donna communication d’une pan-carte diplomatique qu’il avait reçue de son gou-vernement, et dans laquelle il exhalait ses plaintescontre l’influence que la France prenait sur lecontinent, et murmurait également de la supré-matie dont la République s’était emparée en Italie,en Suisse et en Hollande. Enfin il finissait pars’élever hautement contre l’ambition du premierconsul. Le général Andréossi, alors ambassadeurde la République française à Londres, se plai-gnait au nom de la France des déclamations vio-lentes que les Anglais se permettaient contre «elleet contre son chef Napoléon, et réclamait eomtreles diatribes injurieuses et les basses calomnies