ET DE PRUSSE.
15
par le gouvernement républicain, l’ambassadeuravait ordre de demander ses passe-ports.
Excitée par la conduite impérieuse du gouver-nement anglais , l’indignation du premier consulfut près d’éclater ; mais, ne voulant point com-promettre le succès d’une cause si noble et sijuste par trop de précipitation , et croyant devoirprendre les mesures nécessaires pour repoussercelte injuste agression ; il fit. répondre par sonministre qu’il ne pouvait rien décider sans avoirprévenu le roi d’Espagne et la république batave,parties contractantes du traité d’Amiens, ainsique les empereurs de Russie et d’Allemagne, etle roi de Prusse, qui s’étaient rendus garans de larestitution de l’île de Malte ; que l’île de Lampe-douse n’appartenant point à la France, il ne pou-vait permettre ni défendre qu’on s’en emparât,et qu’à l’égard de l’évacuation de la Hollande, lestroupes françaises n’en sortiraient que lorsqueles stipulations du traité d’Amiens, pour chacunedes parties contractantes, auraient été stricte-ment exécutées.